LE
MICRO-ORDINATEUR

Cette
page est essentiellement destinée aux OM débutants en
informatique, ou aux non-spécialistes qui sont, malgré
tout, interessés par le fonctionnement de base de leur micro-ordinateur.
Cet article est écrit en 2000... il est à parier qu'il
sera complètement obsolète l'année prochaine
!
Tous
les renseignements pour choisir un ordinateur PC :

Le micro-ordinateur
est appelé de plus en plus, à être l'outil principal
du radioamateur. Il permet, en plus du classique traitement de texte,
de faire des dessins, des schémas, des plans, la création
de circuits imprimés, les calculs de circuits, les calculs
d'antennes, etc...
L'ordinateur
joue maintenant le rôle de carnet de trafic, et de comptable
pendant les contests !
Pour les OM
plus fortunés, il est utilisé pour piloter des transceivers
de hautes performances ...
L'ordinateur
est également utilisé par les spécialistes des
communications par satellites, pour calculer les trajectoires, la
position des satellites OM, et orienter automatiquement les antennes
!
... et bien
sûr, il fait le lien direct avec l'opérateur, pour les
toutes les communications digitales ( packet-radio, xxxTOR, CW, SSTV,
Internet, etc ... ) Il permet même de remplacer la bonne vieille
"pioche" pour faire de la télégraphie (morse).
L'opérateur
peut connaitre, en temps réel, les stations DX actives, grâce
aux DX-CLUSTERS sur Packet ou Internet. C'est encore le micro-ordinateur
qui fait cet affichage !
Bien que certains
OM (de plus en plus rares ! ) soient allergiques à cette
machine, le micro-ordinateur sera, pour le radioamateur, bientôt
aussi indispensable que le fer à souder, il y a quelques années
!!!

Un micro-ordinateur
est composé de deux sous-ensembles :
- L'unité centrale
- Les périphériques.
Les éléments
de l'unité centrale sont placés
dans un boitier métallique disposé horizontalement pour
être placé sur un bureau : (desktop) ou verticalement
sous la table ! (tour). parfois certaines UC sont dans un rack
(PC industriel).
Les périphériques
sont tous les élements qui peuvent être connectés
à l'unité centrale. Certains d'entr'eux sont quasi obligatoires
: ce sont l'ECRAN, le CLAVIER, et la SOURIS. Tous les autres éléments
dépendent de l'utilisation de ma machine. Un ordinateur de bureau
sera obligatoirement relié à une IMPRIMANTE et peut être
à un SCANNER. L'ordinateur de l'OM sera connecté à
un MODEM ou un TNC ...

L'UNITE
CENTRALE
Quand on
ouvre le boitier d'UC, on voit un grand circuit imprimé sur lequel
sont connectés différentes cartes, composants, prises,
etc... C'est la CARTE MERE.
Cette carte
a une importance majeure car c'est elle qui, outre le support du microprocesseur,
rélie tous les composants nécessaires au fonctionnement
de la machine.
Les principaux
composants sont :
- Le support de processeur
- Le BIOS
- L'horloge
- Les supports de la
mémoire vive
- Les ports du lecteur
de disquette, du disque dûr, du lecteur de CD ...
- Les ports entrée/sortie
: série, parallèle, USB ...
- Les connecteurs de
souris, clavier, alimentation.
- Les slots des cartes
additionnelles : VLB, ISA, PCI, AGP
- Les circuits "chipset".


LE
MICROPROCESSEUR
C'est
le coeur de la machine ... c'est lui qui va exécuter toutes les
fonctions demandée par le logiciel.
A l'origine, le processeur
de base comprenait les éléments suivants :
- Une unité de
calcul arithmétique et logique (ALU : Arithmetic Logic Unit)
- Le registre d'instructions
- Le pointeur d'instructions
- L' accumulateur
- Les registres de données.
(usages généraux)
- Les registres d'index
- Le registre d'état.
- Les circuits de gestion
des interruptions.
- Le registre pointeur
de "pile".
- Les circuits d'entrée/sortie.
Les micro-processeurs modernes ont toujours les mêmes éléments
de base, mais la haute intégration a permis d'ajouter beaucoup
d'autres circuits comme les mémoires "cache" par exemple,
ou des coprocesseurs mathématiques.
Les premiers processeurs utilisaient des données sur 4 bits...
puis pendant longtemps, ces données ont été sur
8 bits. C'est le cas de nombreux microprocesseurs ou microcontrôleurs
utilisés encore maintenant : 8080 (Intel), Z80 (Zilog), etc...
Ensuite
les processeurs ont utilisé un bus de données d'une largeur
de 16 bits : le 80286 (Intel) du PC AT, le 68000 Motorola) du Macintosh,
... puis 32 bits avec les 386/486/68032 et 64 bits avec les Pentium
d'Intel et les Kxxx/Athlon d'AMD.
... et ce n'est pas fini ! les futurs processeurs auront un bus
de données de 128 bits !!!
Le cadencement ne cesse également d'augmenter... alors
qu'il y a un an, 800MHz paraissait une turbo-vitesse ! cette année
(2001) les vitesses seront de 2 GHz !
Jusqu'à présent, un goulet d'étranglement
était la vitesse du bus qui se trouvait limité à
100 ou 133 MHz, mais de nouvelles techniques (LDT) laissent envisager
des vitesses pouvant grimper jusqu'à ... 6 Go/s !!!! ... ou cela
s'arrêtera t-il ? les calculs seront terminés avant d'avoir
entré les données !!!!!!!!!

Nous n'entrerons
pas dans le fonctionnement en détails d'un microprocesseur, ce
serait trop long et peut être d'un interêt limité
ici ...
Par contre il
est utile de savoir qu'un ordinateur (ou un processeur) ne fait qu'une
chose très simple à la fois (principe de Von
Neumann) ... mais il le fait tellement vite qu'il arrive à
donner une impression d'intelligence !
Le traitement mathématique effectué par l'ALU se limite
à des additions ou soustractions et des décalages qui
sont équivalents à de multiplications ou des divisions
par 2 ... pour les calculs plus complexes en virgule flottante, il fait
appel au co-processeur !
Les opérations logiques sont : des compléments
(restreints ou vrais), des ET, des OU et des OU Exclusifs ...
Plus le bus interne sera large, et plus le calcul sera rapide.
(le traitement de tous les bits étant exécuté ...
en parallèle).
Une autre astuce utilisée dans le Pentium, est le doublement
de l'ALU. Les deux ALU sur 32 bits peuvent travailler en parallèle.
Quand une ALU exécute un traitement, l'autre peut faire autre
chose !
Enfin la dernière solution pour accélerer le traitement
est d'augmenter la vitesse de l'horloge interne. Alors que la fréquence
était d'une centaine de MHz, il y a quelques années, celle-ci
atteint 1GHz cette année (2000) ... et ce n'est pas fini !

LE
BIOS
Le
BIOS est un logiciel chargé dans une mémoire PROM, EPROM
ou FLASH qui fait le lien entre les composants de la carte mère
et le logiciel système (OS). BIOS = Basic Input Output System
Toutes
les cartes mères ne sont pas identiques, bien qu'elles aient
les mêmes fonctions, les commandes au niveau matériel peuvent
donc avoir des différences... par contre, le logiciel système
doit toujours s'adresser aux même primitives pour exécuter
une action ( Windows 98 est le même pour tous les PC !! )
; c'est le BIOS qui jouera donc le rôle d'interprète.
Le
BIOS permet également de configurer la carte mère en fonction
des composants additionnels utilisés : cartes graphiques, mémoires,
disques, etc...
A la mise sous tension
de l'ordinateur, c'est donc le BIOS qui sera lancé en premier
avant tout accès au disque dur.
Numéro de la
couche
|
Couche
|
Cible
|
0
|
Matérielle
|
Les éléments physiques du PC
|
1
|
BIOS
|
Interprète entre la couche 0 et 2
|
2
|
Système d'exploitation
|
UNIX, Linux, DOS, Windows, etc...
|
3
|
Application
|
Programmes d'exploitation
|
Les couches du PC
A part les certains ordinateurs
de marque comme IBM ou Compaq, qui ont leur propre BIOS, la grande majorité
des autres machines ont un BIOS qui est fourni par un des quatre grands
éditeurs : AWARD, American Megatrends (AMI), PHOENIX. (Award
a été repris par Phoenix) et SystemSoft.

LA
MEMOIRE
Sur
les cartes mères des 486 il était possible d'utiliser
deux catégories de mémoires :
Les
SIMM 30 broches qui ont un bus de données de 8 bits. Le 486 ayant
un bus de 32 bits, il était nécessaire de placer au moins
4 barrettes pour que la mémoire soit reconnue.

Les
SIMM 72 broches ont une bus de 32 bits (comme le processeur), une seule
barrette suffit donc pour être reconnue. Bien sûr, il est
possible de placer plusieurs bancs de mémoire pour augmenter
la capacité totale...

Les
486 utilisaient deux types : la FPM ( Fast Page Memory ) et l'
EDO ( Extended Dat Out ). La première a été
la plus répandue bien qu'un peu moins rapide que l' EDO. Cette
dernière n'est pas toujours reconnue par toutes les cartes mères
486 ...
Les premiers PENTIUM utilisaient la mémoire EDO.
Les mémoires actuelles (année 2000) sont
de type SDRam ( Synchronous Dynamic Random Access Memory ). Elle
ont un temps d'accès égal ou inférieur à
10 nS.
Les
connecteurs sont au format DIMM ( Dual in Line Memory ) à
168 broches.. Ils sont noirs, et mesurent 13.5 cm de long.
Le bus mémoire est le même que celui du processeur, soit
64 bits.
Actuellement on trouve trois catégories de SDRam :
la PC 66, la PC 100 et la PC 133 respectivement à 66, 100 et
133 MHz.
Un
autre type de mémoire encore plus rapide, pointe le bout de son
nez : c'est la RDRam (RamBus). Cette mémoire autorise des débits
de l'ordre de 1.6 Go/s alors que la SDRam PC 100 plafonne à 800
Mo/s, mais la RDRam est encore très chère et les cartes
mères qui l'exploitent semblent avoir bien des problèmes
!
C'est
le jeu de composants appelé chipset qui gère l'ensemble
les bus de la carte mère, et donc la mémoire.
Ci-contre le chipset Apollo 133 de VIA

LA
CARTE MERE
La
carte mère (CM) regroupe l'ensemble des connecteurs qui font
le lien avec tous les composants de l'ordinateur et les périphériques
extérieurs : clavier, souris, joystick, imprimante, modem, etc...
Certains connecteurs ont une entrée/sortie unique : ports RS-232,
port imprimante, ports souris, clavier ... d'autres sont connectés
en BUS.
Les
bus internes sont : le bus mémoire, le bus PCI, le bus ISA, le
bus E-IDE, le bus AGP, le bus USB... C'est le jeu de composants "chipset"
qui gère tout ce monde : les échanges entre le processeur
et les autres éléments de la carte.
Les
premiers PC étaient équipés du bus ISA
8 bits. Ensuite, ce même bus a été étendu
à 16 bits. Beaucoup de PC modernes conservent un ou deux slots
ISA, car il y a encore beaucoup de cartes qui utilisent ce bus. C'est
le cas de cartes "son" ou de cartes "réseau".
Malgré tout, ce bus est en voie de disparition !
Vers 1986 sont apparus des bus plus performants : MCA, EISA et VLB.
Beaucoup de machines 486 encore en exploitation (2000), sont équipées
de cartes VLB. Pour satisfaire à
de nouvelles exigences (particulièrement en graphique et cartes
"son") un nouveau bus est apparu : le bus PCI.
(Peripherial Component Interconnect). Le bus PCI original permet
des échanges de données sur 32 bits à une fréquence
de cadencement de 33 MHz. C'est ce bus que l'on trouve actuellement
dans les CM (2000). Une nouvelle version (PCI 2.1) à une largeur
de données de 64 bits et une fréquence de cadencement
de 66 MHz.
Les exigences graphiques (particulièrement pour les jeux !)
sont de plus en plus grandes et cela a fait apparaitre un nouveau bus
pour les cartes graphiques : le bus AGP
qui accélère l'affichage d'un facteur 5 (théorique).
Le bus EIDE fait l'interface avec les
unités de stockage : disquette, disque dur, CD, graveur, etc...
Les cartes mères disposent généralement de deux
ports EIDE. La vitesse de transfert théorique est de 33Mo/s (EIDE-33)
ou 66Mo/s (EIDE-66) dans les nouvelles cartes... et récemment
100 Mo/s (EIDE-100)
Les
ports EIDE-66/100 peuvent accepter les périphériques EIDE-33...
Jusqu'à
ces dernières années, les entrées/sorties avec
l'extérieur de l'ordinateur étaient effectuées
par les ports "série"
(COM1, 2, 3, 4) et les ports "parallèles"
(LPT 1 et 2). Un nouveau bus a été mis au point par plusieurs
sociétés, pour permettre l'utilisation chainée
de plusieurs périphériques "série". C'est
le bus USB (Universal Serial Bus).
Ce bus permet de connecter jusqu'à 127 périphériques.
La vitesse de transfert est d'environ 12 Mbps.
Les CM actuelles ont généralement deux ports USB. Il est
tout à fait possible d'augmenter ce nombre de ports, par l'utilisation
d'un boitier spécial extérieur : HUB.
Dans
les années à venir, la plupart des périphériques
seront connectés sur le bus USB qui remplacera, à terme,
les ports "série" et "parallèle".
(imprimante, scanner, webcam, etc... etc...)
Il est à souhaiter que les futurs périphériques
"radioamateurs" se connectent également sur le bus
USB : TNC, modems, commandes des transceivers, pilotage des antennes,
etc...)

Mars
2005 (mise à jour) !
Comme
je l'avais prédit il y a 5 ans : un ordinateur "haut de
gamme" de l'année 2000 est devenu un modeste "entrée
de gamme" en 2005 !
La technologie va très vite et il est bien difficile de savoir
ce que sera l'ordinateur de 2010 ...
Les
processeurs qui étaient à 500 MHz sont maintenant à
3.5 Ghz, avec un bus de 64 bits, les disques durs dépassent les
300 Go... avec un connecteur SATA, les mémoires DDR on remplacé
les SDRAM, avec une fréquence d'horloge de près de 400
MHz... les lecteurs CD sont remplacés par des graveurs DVD double-couche...
, le bus PCI est transformé en Express ! les connecteurs RS-232
et LPT sont remplacés par les prises USB... toutes les machines
sont équipées d'une ou plusieurs prises "réseau"
10/100/1000 Mbps, et bien souvent des accès sans fils (WI-FI)...
il y a des lecteurs de cartes, des prises FireWire ... etc... etc...
Les écrans à tubes cathodiques ont pratiquement disparus
et remplacés par les écrans plats LCD...
L'accès
à Internet qui plafonnait peniblement à 50 Kbps sur les
lignes RTC, est maintenant, avec ADSL, en GV à 8 Mbps (pas
encore pour tout le monde malgré tout !)
et bientôt le WI-Max (accès par radio à grande
distance) va encore bouleverser bien des choses...
...et
bien sûr cela va continuer !
La
meilleure solution reste donc de se donner rendez-vous dans 5 ans pour
la suite !
Par
contre la seule chose dont on peut être sûr, c'est que les
micro-ordinateurs de 2010 seront toujours sous .... WINDOWS xxx
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